fbpx

Apprendre à dire « non »

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet clé pour ton épanouissement et qui concerne de nombreuses femmes, notamment les femmes hypersensibles qui ont un degré d’empathie et qui ont tendance à faire passer les autres, avant elles-mêmes. Mais pas que. On va parler d’affirmation de soi et bien évidemment de comment apprendre à dire non.

 

Dans cet épisode, on va essayer de comprendre pourquoi certaines d’entre nous ont plus de difficulté à dire non que les autres.

On verra également les avantages que l’on a à pouvoir dire non. Ce petit mot simple de trois lettres, mais qui peut être parfois si compliqué à prononcer.

Et puis, dans une dernière partie, je te proposerais quelques astuces, quelques types pour réussir à dire non plus facilement.

 

L’inégalité face au « non »

Pourquoi certaines d’entre nous ont plus de mal à dire non que les autres ?
Pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux devant ce fameux « non » ?
Pourquoi pour certaines, cela semble inné et pour d’autres, cela demande un véritable effort, un travail sur soi ?
Comme souvent en développement personnel, on trouve les raisons dans notre enfance, dans l’éducation que l’on a reçue, dans la manière dont nos parents ou bien nos figures parentales se sont comportées avec nous.

Donc si aujourd’hui tu as du mal à dire non, il est possible que l’on ait inculqué dans l’enfance, de manière plus ou moins consciente, qu’il fallait être gentille, qu’il fallait aider les autres, être serviable, qu’en fait c’était une qualité, même un devoir de devoir se plier aux exigences des autres. De devoir dire oui à tout.

Et toi, toi tu intégré ça? Tu as développé la croyance qu’être une bonne personne, finalement, ça veut dire aider les autres.

Donc quand on te demande si tu peux aller chercher quelqu’un que tu ne connais même pas à l’aéroport à 3 h du matin. Tu as tendance à dire oui, bon, j’exagère peut être sur l’exemple, quoique je suis sûr que ce genre d’événement est arrivé à certaines d’entre vous. Mais je pense que tu vois un peu l’idée.

Je suis sûr que ça t’est déjà arrivé de dire « oui » alors qu’au fond, tu pensais « non ». Juste pour rendre service à quelqu’un, aller faire une course pour elle, par exemple, jouer les chauffeurs. Peut-être prêter ta voiture, prêter de l’argent et j’en passe.

Quand on te demande un service, c’est comme si une petite voix intérieure te disait : « Attention, tu n’as pas le droit de dire non ». Si tu dis non, tu prouveras aux autres et à toi même que tu es une mauvaise fille, une mauvaise personne.

Et je le répète, tout ça peut être conscient, mais aussi inconscient. En fait, peut être que c’est ton cas et que tu ne t’en es pas rendu compte jusqu’à présent.

Un « non » qui fait mal

Et puis dire non, ça peut être blesser l’autre aussi. Et en tant que personne hypersensible, en tant que personne très empathique, c’est douloureux. On n’a pas envie de blesser les autres, on n’a pas envie de leur faire de mal. On préfère parfois s’en faire à nous-mêmes qu’en faire aux autres. Donc il peut arriver que tu dises « oui » pour ne pas blesser les autres, pour ne pas leur faire de mal, pour ne pas ressentir toutes ces émotions négatives.

Si tu es hypersensible et que tu as tendance à être une éponge émotionnelle, le « non » que tu vas prononcer, il va te revenir en pleine face en fait. Et tu vas pouvoir ressentir toutes ces émotions, toute cette tristesse ou cette colère que la personne en face de toi qui aura reçu ton « non » va ressentir. Et pour éviter tout ça, bah parfois, c’est plus facile de dire « oui », tout simplement.

Le pouvoir des messages contraignants

Si je reviens sur l’éducation, tu peux avoir du mal à dire non parce que tu as été conditionné à dire oui, conditionné par des messages contraignants, notamment à faire plaisir.

 

Si cette notion de message contraignant ne te parle pas ou si tu ne t’en rappelles pas précisément, je t’invite à écouter ou à réécouter l’épisode 6 où je parle de ces messages. L’inconscient, ces injonctions, ces drivers ou ces messages contraignants. Ils ont plusieurs noms qui finalement t’empêchent d’être pleinement toi-même et t’incite à réagir de manière automatique à certaines situations.

Parmi ces situations, on retrouve le fameux « fais plaisir » ou tu as tendance, comme son nom l’indique, à vouloir faire plaisir aux autres, à faire passer leurs besoins avant les tiens.

 

Mais au-delà de ce conditionnement familial des parents ou des figures parentales, on a aussi la société.

La société, elle aussi nous pousse à nous comporter de telle ou telle façon. On voit notamment le rôle de la femme dans nos sociétés modernes. Qui peut rendre ton « non » difficile parce qu’une femme, elle, devrait s’occuper de la maison, s’occuper des enfants, s’occuper son conjoint tout en travaillant bien sûr, sinon c’est pas drôle. C’est pourquoi tu peux parfois te sentir coupable de dire « non ».

 

« Non, je n’ai pas envie de faire le ménage », « Non, je n’ai pas envie de faire le repas », « Non, je te laisse toucher les enfants ». Ou encore « Non, je n’irai pas faire les courses ».

 

Parfois la question elle est en fait implicite et on dit oui quand même. On ne nous a pas posé de questions, mais on s’oblige. On s’obstine à vouloir tout faire sans demander d’aide et ça peut finir en dépression, en burn out, en surmenage. Et c’est tout ce qu’on veut éviter.

 

Pour bon nombre d’entre nous. On nous a appris que c’était notre rôle de tout gérer. Et cela est plus ou moins intense en fonction des cultures, en fonction des pays. Mais je pense qu’on a toutes cette croyance qu’une bonne femme, elle sait tout gérer. Alors on se dit qu’on doit le faire.

Et même si on n’en a pas la force, on dit oui. Parce que quelque part, dire non, ce serait avouer qu’on n’est pas capable, qu’on est faible. Qu’on n’est pas à la hauteur.

 

Je vais m’arrêter tout de suite sur ce point. C’est faux. Totalement faux. Ce n’est qu’une croyance et cette croyance, si elle ne te convient plus, tu peux décider d’en changer !

Tu peux décider de croire autre chose. Bon ok, ça ne se fait pas en deux minutes, pas en claquant des doigts. Ce n’est pas si simple, mais c’est possible. A ce stade, peut être que tu ne te reconnais pas. Tu te dis que tu n’es pas concerné, qu’on ne t’a jamais inculqué tout ça. Que toutes ces croyances de tes parents, ta famille, la société, c’est pas pour toi. Peut être. Peut être que je suis à côté de la plaque. Peut être qu’aucun mot n’a été dit en ce sens, mais. Si tu penses à ta mère, à sa façon de se comporter.

 

A toutes ces sollicitations qu’elle avait et qu’elle a peut être encore. Au nombre de fois. Ou tu l’a entendu dire « non » ? Est ce qu’elle disait souvent non ? Est ce qu’elle prenait du temps pour elle ? Est ce qu’elle pensait à elle ? Ou est ce qu’elle s’occupait toujours des autres ?

Nos parents sont nos modèles. Qu’on le veuille ou non. Et bien souvent bah on fait pareil.

La peur du rejet

Une autre croyance qui peut te mener la vie dure si tu souhaites dire davantage non. « Si tu dis non, tu vas être rejetée ». Avec cette croyance, pour moi, on touche vraiment le cœur du problème. Pour beaucoup, derrière ce « non », il y a une peur. Car dire « non » signifie courir le risque d’être rejetée par l’autre, de se retrouver seule. Et pour ne pas courir ce risque. Certaines disent « oui ». Pour rester dans le groupe. C’est hyper vrai, notamment à l’adolescence, mais pas que. Quoi qu’on dise, l’homme est un animal social, il a besoin des autres, il a besoin de faire partie d’un groupe, d’une communauté.

 

Si tu crois consciemment ou non que si tu dis « non », tu seras rejeté. Forcément, tu vas avoir tendance à dire « oui ». Et c’est valable dans la vie perso, mais aussi dans la vie pro. Exprimer un refus, c’est perdre potentiellement l’approbation des autres, l’approbation de son chef, par exemple, de ses collègues. Mais c’est un peu plus vicieux que ça. C’est aussi, se rendre indispensable pour prouver sa valeur. Et ça, ça peut être très vrai dans le monde de l’entreprise.

Je me souviens quand j’étais encore salarié. Il m’est arrivé de gérer beaucoup de projets en même temps, beaucoup de dossiers. Et j’avais coutume de dire que j’étais sous l’eau. J’avais parfois du mal à dire « non » à certaines tâches, notamment en début de carrière. Parce que j’avais cette croyance que si je disais « oui » à tout, je serais considérée comme compétente. Je me disais que si on me demandait de gérer telle ou telle chose, c’est que j’en avais la capacité. Et cela même si c’était challengeant et que finalement, peu de personnes pouvaient le faire.

Moi je le pouvais. Moi j’allais le faire. Moi je devais gérer parce que moi j’étais super woman. Il y a un côté très. Comment dire ? Égocentrique. Lorsque je dis. Et pourtant. Oui. Mais je m’en rends compte aujourd’hui à quel point c’était malsain, en fait. Parce que quand je disais que j’étais sous l’eau et que je souffrais de cette situation, il y avait une part de moi qui était satisfaite. Car ça voulait dire que j’étais importante. Ça voulait dire que j’avais de la valeur, que j’avais ma place, que peut être j’étais irremplaçable. Et en fait, je cherchais à être irremplaçable. A faire des choses quasi impossibles. Des choses qui étaient parfois perdues d’avance. Je voulais me prouver à moi-même et prouver aux autres que ma valeur était là, que je méritais ma place.

Si ce que je te raconte raisonne en toi, laisse-moi te dire une chose. Ta valeur, elle ne dépend pas de ce que tu fais. Ta valeur tu l’as et point barre. En fait, tu gères 50 dossiers en même temps ou un seul, on s’en fout.

 

Tu as de la valeur, tu a de l’importance et si tu n’en es pas convaincu, je t’invite à écouter l’épisode 16 du podcast qui s’appelle justement tu as de la valeur. Ta valeur, elle est là quoi qu’il arrive. Tu en es responsable, et personne, je dis bien personne, ne peut te retirer ça.

 

Les avantages à s’affirmer

Donc pourquoi tu dis « oui » quand tu penses « non » ? Pour faire plaisir aux autres, pour prouver ta valeur ? Cette notion de valeur est tellement essentielle. Lorsqu’on a des difficultés à dire « non », c’est bien souvent à cause d’un manque d’estime de soi.

On accorde plus d’importance à l’autre, aux besoins de l’autre qu’à soi même, à ses propres besoins. Avant d’évoquer les astuces pour réussir plus facilement à dire non. Je voulais repasser en revue avec toi tous les avantages que tu as à travailler sur ce point là, si c’est difficile pour toi. J’aimerais que tu prennes conscience de l’impact que cela peut avoir sur ta vie, sur ton bien être.

Le premier avantage qui est essentiel, c’est de préserver ta santé en fait.

A force de dire oui à tout, tu te mets en danger physiquement, tu te mets en danger mentalement, tu risques l’épuisement, la dépression, le burn out. Savoir t’affirmer, exprimer un refus, c’est donc faire attention à ta santé, à ton bien être. C’est vital en fait.

Le deuxième avantage en apprenant à dire non, tu te libère de ces injonctions, de ces conditionnements imposés par ta famille, par la société.

Tu te reconnecte à toi, à ton essence, à qui tu es, à ce dont tu as besoin pour ta vie, pour être épanouie. Et en faisant ça, tu te détaches aussi du regard des autres, du jugement de l’autre. Je n’ai plus dépendante de l’approbation des autres. Tu sais que ton opinion, que tes besoins ont de la valeur et de l’importance. Alors tu gagnes en liberté. En posant tes limites, tu reprends le contrôle de ton temps. Je dirais même que tu reprends le contrôle de ta vie. Tu te libère des obligations. Pour revenir à ce qui est essentiel pour toi.

Et enfin, savoir dire non, c’est se respecter.

Être conscient de sa valeur. Nourrir son estime de soi et sa confiance en soi. En disant non, tu envoies un message à ton corps, tu envoies un message à ton cœur, tu envoies un message au monde qui dit. Je mérite d’être respectée et je me respecte. C’est essentiel. N’oublie jamais ça. Tu mérites d’être respectée et tu dois te respecter. Savoir dire non, c’est s’aimer assez pour ne pas subir toutes ces demandes extérieures. C’est écouter tes besoins. C’est avoir une estime de soi assez solide pour accepter un éventuel conflit, des jugements négatifs, voire une perte. Et puis c’est également faire le tri. Car si quelqu’un s’éloigne de toi parce que tu lui as dit « non ».

Alors est ce qu’il devrait vraiment être dans ta vie maintenant que l’on a vu tout ça, que tu as pris conscience d’où venait la difficulté à dire « non » ? Que tu as mis le doigt sur les principaux avantages que tu as à poser tes limites. Voyons ensemble quelques astuces pour t’aider à dire non plus facilement.

Comment apprendre à dire « non » ?

Première astuce : A quoi renonces tu ?

La première chose que je voulais souligner, c’est qu’il y a toujours un « non » derrière un « oui ». Quand tu dis « oui » à quelque chose, cela entraîne systématiquement un « non » pour autre chose. Alors désormais, quand tu diras « oui ». Demande toi à quoi tu dis non aussi ? A quoi tu renonces ? Et est ce que cela vaut vraiment la peine ?

Parce que oui, jusqu’à présent je ne l’ai pas dit, mais le but n’est pas de dire non à chaque fois. Et bien entendu, par moment tu vas dire « oui » pour aider, pour faire plaisir, pour ne pas blesser. Et c’est ok. Mais cela doit rester quelque chose à la marge et surtout être fait en conscience.

Donc mon premier conseil pour toi c’est demande toi quand tu dis oui, à quoi est ce que tu dis non ? Et choisis en conscience de répondre « oui » ou « non ».

Deuxième astuce : Demande un délai

Lorsque l’on te demande quelque chose, ne réponds pas tout de suite. Demande un délai. Demande à regarder ton agenda. Invoque une raison ou pas de raison d’ailleurs, peu importe.

Mais l’idée ici, c’est juste de gagner du temps. Pour que tu puisses te poser, que tu puisses peser le pour et le contre. Voir justement à quoi tu vas renoncer si tu dis oui. Voir les conséquences de ton acceptation et voir comment tu te sens avec tout ça. Et choisir en conscience. Ce temps, il pourra aussi te permettre de formuler ta réponse. Mais je fais une parenthèse. On peut avoir tendance à vouloir se justifier quand on dit « non », à se confondre en explications, en excuses. De mon point de vue, c’est contreproductif. Tu dis non, c’est non. Pas besoin d’argumenter pendant trois jours. En fait, c’est clair, c’est concis et ça ne laisse pas de place à la négo. Parce que quand on donne des explications, surtout si on n’est pas à l’aise avec le fait de dire non. On va avoir tendance à se confondre en excuses, en explications. On va laisser la place à l’autre pour qu’il puisse rebondir, pour qu’il puisse réitérer sa proposition. Il peut y avoir un risque qu’on finisse par accepter alors qu’on voulait dire non à la base.

Troisième astuce. Fait une contre proposition

Oui, parce qu’en fait, qui a dit qu’il fallait dire oui ou non? Si la proposition ne te convient pas, ou peut être que tu es ok avec ça, mais c’est juste pas le bon moment pour toi. Dis le et propose autre chose. Formule un non sur l’instant, mais un oui pour plus tard. C’est toi qui est aux commandes, c’est toi qui est aux manettes. Exprime ce que tu ressens. Oses t’affirmer. Si tu as du mal, tu peux t’entraîner à prononcer régulièrement non dans ta tête pendant une semaine, dès qu’on te pose une question. Commence par dire non dans ta tête et cela pour t’habituer. Habituer ton cerveau à cette nouvelle possibilité. Tu peux même aller plus loin dans cet exercice et te lancer un défi. Après cette première semaine où tu auras dit non dans ta tête, je t’invite à dire non pour de vrai. Pendant une semaine dit « non » à tout bon sauf ce pour quoi tu veux dire « oui », bien sûr. Je ne sais pas si tu as vu le film Yes Men, mais c’est un peu le même principe.

 

Dit non à tout ou presque.

Quatrième astuce : renforce ton estime de toi

La dernière clé que je voulais te proposer avant de clôturer l’épisode, c’est de travailler ton estime de toi. La valeur que tu te donnes. Elle est intimement liée à ta difficulté à dire non. Plus ton estime de toi sera haute et stable, et plus tu te respecteras, plus tu affirmeras, plus tu prendras en compte tes besoins et tu réussiras à poser tes limites.

 

Cette clé, ce n’est pas la plus évidente à mettre en pratique. Mais si c’est quelque chose sur lequel tu as envie de travailler. Sache que c’est un axe majeur de mon coaching individuel. Si tu as envie de mieux te connaître, de développer ton estime de toi afin de prendre les bonnes décisions pour toi, de t’affirmer davantage, d’oser te lancer dans tes projets de cœur sans crainte du regard des autres. Si ça t’intéresse, je t’invite à réserver un appel découverte pour que l’on discute ensemble. C’est appel est offert.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial