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apprivoiser ses émotions

Comment gérer ses émotions ?

Aujourd’hui j’avais envie de te parler des émotions. On n’y fait pas toujours attention et il y en a pas mal d’idées reçues à leur sujet alors qu’en fait, les émotions, c’est hyper important !
D’ailleurs en un sens, c’est grâce à ma peur que j’ai lancé mon podcast.
Quand je dis que les émotions, c’est important, c’est parce que c’est un des piliers de la connaissance de soi tout d’abord, mais aussi et surtout parce que ce sont elles qui te donnent une direction, qui te poussent vers ta quête.
Tu le comprendras au fil de cet article, mais les émotions sont comme un GPS pour nous, un guide.

Qu'est-ce qu'une émotion ?

Bon, je sais qu’on n’est pas à l’école, mais rien de tel qu’une petite définition pour amorcer le sujet.
Dans le dictionnaire de l’académie française, on retrouve la définition suivante : une émotion est « une réaction affective brusque et momentanée, agréable ou pénible, souvent accompagnée de manifestations physiques. »
L’émotion, c’est donc un état de conscience qui peut être agréable ou désagréable et qui entraîne des modifications physiques qui bien souvent échappent à notre contrôle.

Par exemple, quand tu es traversé par une émotion de joie intense, tu vas avoir tendance à rigoler ou à sourire en réaction, presque malgré toi, à un environnement extérieur.
D’ailleurs, chose importante à retenir, l’émotion est éphémère, elle ne dure que quelques secondes. C’est ce qui la différencie d’un sentiment qui va durer davantage dans le temps.
On voit déjà ici que le fait de “gérer” ses émotions est un peu utopique. Certains avec beaucoup d’entrainement y arrive peut-être. Des grands joueurs de poker par exemple, mais pour le commun des mortels ce n’est pas chose aisée.

Alors ce n’est pas très glamour, mais l’émotion répond à un stimulus. Autrement dit, c’est un peu comme si on appuyait sur un bouton et paf l’émotion se déclenche.
Suite à cette réaction quasi automatique, tu vas réagir à trois niveaux. Sur le plan physiologique, comportemental et subjectif.
Concrètement, imaginons que l’un de tes collègues vienne te voir en pleine open space et commence à te crier dessus.

Il est probable que face à sa colère, ta propre émotion de colère se manifeste. Tu vas physiologiquement ressentir une augmentation de ton rythme cardiaque, tes muscles vont se tendre, peut-être que tu vas serrer les poings. Au niveau comportemental, tu vas répondre en élevant la voix et enfin sur le 3ème plan cela va inscrire une expérience. Cet épisode va rester ancré dans ton cerveau et à chaque fois que tu verras ce collègue, tu auras probablement un sentiment de colère associé à ce qui s’est passé et ce sentiment pourra perdurer si aucune discussion ou prise de recul n’a lieu.

Faut-il gérer ses émotions ?

Mais alors si nos émotions nous arrivent par réflexe, pourquoi parle-t-on de « gérer » ses émotions et qu’est-ce que cela veut vraiment dire ?

Déjà, je déteste ce terme “gérer” ses émotions, car il y a derrière ce mot l’idée qu’on peut les contrôler, pire que c’est une bonne idée de le faire. Comme si on pouvait se sentir supérieur si on arrivait à “gérer” ses émotions. Bon pour le joueur de poker probablement, mais c’est un cas particulier.
En fait, il n’y a rien à gérer, à contrôler, mais plutôt à écouter, à apprivoiser.
Depuis notre plus tendre enfance, notre relation aux émotions est faussée et cela a des répercussions sur notre vie d’adulte.
Il faut savoir qu’il existe quatre émotions de base qui sont de l’ordre de l’innée. On n’apprend pas ses émotions, on les vit tout simplement. Et des recherches ont d’ailleurs montré que peu importe la culture, on réagit tous à ses émotions dites « de base » de la même façon.

Les 4 émotions de base

comment gérer ses émotions

C’est 4 émotions de base sont : la joie, la tristesse, la peur et la colère.
À travers notre éducation, on va découvrir d’autres émotions de socialisation, pour reprendre le terme de Christel Petitcollin. 
On va aussi apprendre, en fonction de notre culture, de notre sexe ou de notre famille, qu’il y a des émotions autorisées et des émotions interdites. Alors, on va s’adapter, refouler certaines émotions, les remplacer par d’autres. Tout cela va bien entendu fausser notre GPS naturel qu’il va nous falloir re régler.
À la base, nos émotions naturelles ont un rôle bien précis

La joie

La joie nous informe que nous sommes entier, que nous sommes là où nous devons être et que nous faisons ce que nous devons faire.
Elle nous montre donc ce qui est important pour nous et l’idéal à poursuivre.

La tristesse

La tristesse est associée à un évènement indésirable, à une perte. Elle provoque souvent un comportement de repli sur soi. Lorsque nous ressentons de la tristesse, il faut se demander quelle partie de nous est en train de se transformer. Il est nécessaire de quitter cette partie de soi pour laisser place à une nouvelle partie

La colère

La colère se déclenche lorsqu’une personne a transgressé une norme importante pour nous. La colère s’accompagne souvent d’un sentiment d’injustice. Elle révèle un conflit ou une insatisfaction. La colère nous invite donc à rechercher quelles limites, quelles valeurs ont été transgressées

La peur

La peur est là pour nous alerter d’un danger. Elle nous permet d’anticiper. C’est une émotion nécessaire à notre survie.

Toutefois, la peur doit être rationnelle. Parfois, nous ressentons de la peur alors qu’il n’y a pas de danger de mort.

Ces peurs irrationnelles sont à l’origine de véritables blocages.

Dans notre éducation nous avons appris des peurs irrationnelles qui ne sont pas en lien avec le danger réel : peur du jugement des autres, peur de l’échec, de la réussite, des responsabilités.

Quand bien même ces peurs sont irrationnelles, elles sont là quand même et nous freinent dans l’atteinte de nos objectifs surtout si ces peurs se manifestent de façon inconsciente

Le message derrière la peur peut-être que nous ne sommes pas suffisamment préparés pour une situation ou que nous devons plus nous protéger.

Chacune de ses émotions de bases, lorsqu’elles se manifestent, vient mettre en lumière un besoin

La joie : le besoin de partage
La tristesse, le besoin de réconfort
La colère : le besoin de justice ou de défendre mon territoire
La peur : le besoin de me protéger, d’être en sécurité

Toutes ces émotions forment une palette de couleur qui nous est utile, il n’y a pas une couleur que l’on devrait utiliser tout le temps et une autre qu’on n’utiliserait jamais.

Pourtant, souvent, on considère qu’il y a des émotions positives et des émotions négatives

Quand on comprend le rôle des émotions, on comprend alors que c’est complètement faux. Certes, il y a des émotions qu’on peut considérer comme agréable et d’autres comme désagréable. Si je te demande si tu préfères ressentir de la joie ou de la tristesse, apriori, tu me répondras de la joie. Mais toutes les émotions, je dis bien TOUTES les émotions, sont utiles. Car elles ont toutes un message à nous transmettre, et ce message est bon pour nous. Même si parfois, on a pas envie de l’écouter.

Notre éducation et la société actuelle nous amène à ne pas utiliser notre GPS de la bonne façon car on nous fait croire que l’on a pas le droit de ressentir certaines émotions ou alors uniquement dans un contexte précis. Alors on s’adapte pour rentrer dans le moule, mais on se perd en chemin et c’est dommage. Pendant longtemps les émotions étaient considérées comme quelque choses de néfastes, comme une faiblesse, il en fallait pas en parler, pas les montrer. Le côté réflexion était davantage valorisé ; mais ça commence à changer et on démontre de plus en plus que l’aspect émotionnel est bien plus présent que ce qu’on pensait et à un impact direct sur nos décisions et même notre réussite. Mais rien que ce point-là, je pense que je pourrais en faire un podcast dédié si ça vous intéresse.

 Bref je m’égard. Revenons à nos moutons. Avant de comprendre l’utilité des émotions, j’avais tendance à vouloir réprimer mes émotions négatives, celle que je n’aimais pas ressentir. J’ai même arrêté d’écrire de la poésie, parce que je n’écrivais que des choses tristes, et je me disais que ça allait m’empêcher d’être plus heureuse ; alors qu’en fait, c’est tout le contraire. Les émotions négatives que l’on vit, sont là pour nous aider à mieux nous comprendre et nous guider sur un chemin aligné avec nous-mêmes. C’est pourquoi, désormais, quand je ressens une émotion désagréable, aujourd’hui, je ne cherche pas à l’étouffer, mais je lui accorde toute la place qu’elle mérite et j’essaie de déchiffrer le message qu’elle est venue me porter. J’avoue, ce n’est pas toujours simple. Mais c’est libérateur.

Comment réguler ses émotions ?

Déjà lorsqu’on refoule une émotion, il y a quelque chose de contre-nature, du coup cela demande un effort et ça fait mal. Pour éviter la douleur, on refoule l’émotion alors que finalement en accueillant l’émotion on aurait moins mal en tout cas la douleur serait de plus courte durée.

Mais comment fait-on pour écouter ses émotions me diras-tu ?

Voici le process ce que j’utilise pour moi, mais aussi pour les personnes que j’accompagne

1-  Choisis et décris une situation dans laquelle tu vis une expérience émotionnelle que tu souhaites transformer. Donne le plus détail possible, revis la situation

2-    Met des mots sur ce que tu as ressenti pendant cette expérience en déterminant les différentes émotions qui t’ont habitée

3-    Classe ces émotions en fonction de leur intensité

4-    Pour chaque émotion, demande-toi quel est message de changement qui se cache derrière  

5-    Détermine une à deux actions par émotions qui découle de chaque message

6-    Et enfin, programme la réalisation de ces actions


Cet exercice conclu ce 3ème épisode, j’espère qu’il t’a plu et que le podcast de manière général t’intéresse. Pour me soutenir, si ta plateforme d’écoute te le permet, tu peux me laisser un commentaire gentil et noter le podcast avec 5 étoiles.

S’il y a des sujets spécifiques que tu aimerais que j’aborde ici, je t’invite à me les communiquer via mon instagram elsakinguejohnson

Je te laisse avec une citation de Serge Desjadins qui résume bien cet épisode « Gérer ses émotions n’implique pas de les contrôler ni de les combattre, mais de les accueillir en tenant compte du message qu’elles véhiculent »

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